Le nivolumab est un inhibiteur de PD-1 (c’est à dire du Programmed cell Death protein 1 ou du CD279, cluster de différenciation 279, exprimé à la surface des lymphocytes T activés). L’inhibition de la liaison entre le PD 1 et son ligand le PD-L1 permet au système immunitaire d’être activé et d’éliminer les cellules tumorales. Dans le lymphome de Hodgkin classique, des altérations du chromosome 9q24.1 induisent la surexpression de PD-L1 rendant l’activité d’un inhibiteur prometteuse.

Les résultats présentés à l’ASH 2014 (#289) et la publication par Ansell SM et al. dans le New England Journal of Medecine en Janvier 2015 montraient avec le nivolumab en phase I, sur 23 patients, un taux de réponse de 87 % dont 17 % de réponse complète et une PFS de 86 % à 24 semaines chez des patients atteint de lymphome de Hodgkin résistant et/ou réfractaire au Brentuximab Vedotin et en rechute après une autogreffe. La réponse est rapide (60 % en 8 semaines). Les effets indésirables ont été fréquents (96 % des patients) mais peu sévères. Les toxicités portent sur les effets immunologiques de cette nouvelle classe de médicament très prometteurs.

Le Nivolumab se présente sous forme de solution à diluer pour perfusion. Le schéma d’administration est de 3 mg/kg tous les 15 jours.

Des ATU nominatives de cet antiPD1 ont pu être obtenues jusqu’en décembre 2015 dans le traitement des lymphomes de Hodgkin en rechute ou réfractaire à 3 lignes de chimiothérapie (y compris après Brentuximab Vedotin) et/ou une autogreffe de cellules souches.

Depuis cette date, les traitements commencés dans le cadre de l’ATU sont pris en charge ; en revanche, il n’est pas prévu de prise en charge pour les nouveaux patients.

Il a par ailleurs été enregistré aux USA par la FDA dans cette indication.

Sources et informations complémentaires
Résumer des caractéristiques du produit et notice d’information (ANSM, mai 2015 – version 4).
Ansell SM, Lesokhin AM, Borrello I et al. PD-1 blockade with Nivolumab in relapsed or refractory Hodgkin’s lymphoma N Engl J Med. 2015;372(4):311-9.