Biopsie liquide et lymphomes

La biopsie liquide consiste en une prise de sang, plus rarement un prélèvement d’un liquide corporel accessible (urine, salive…), permettant la recherche de biomarqueurs circulants, fragments d’ADN ou ARN tumoral circulant, voir même de cellules tumorales circulantes, pour analyse du génome tumoral par les techniques de biologie moléculaire, notamment la PCR (Polymerase Chain Reaction).
Le prélèvement de 2 à 6 tubes de sang doit être réalisé dans un établissement de soins et acheminé rapidement et dans des conditions spécifiques, vers la structure réalisant les analyses. Les résultats sont communiqués à l’onco-hématologue dans un délai de 1 à 2 semaines.
La biopsie liquide ne peut pas remplacer la biopsie d’un tissu tumoral pour établir le diagnostic de cancer.
La biopsie liquide n’est pas actuellement un outil de dépistage du cancer. Dans le domaine de la recherche, la connaissance des mutations à détecter est nécessaire pour réaliser les analyses d’ADN tumoral circulant. La place de la biopsie liquide pourrait alors être évaluée pour le dépistage de certains cancers dans des populations à risque.
Lorsqu’il existe un biomarqueur spécifique d’un type de lymphome, la biopsie liquide réalisée à la fin du traitement permet d’évaluer la présence ou non d’une maladie résiduelle en présence d’une réponse complète sur les données cliniques et d’imagerie médicale. Au cours de l’évolution, l’étude de la maladie résiduelle évaluée par prise de sang, apporte des éléments pronostiques et permet de détecter certaines rechutes. C’est le cas du lymphome folliculaire et du lymphome à cellules du manteau.
Publié le 2 août 2020