Surveillance cardiaque après traitement

Réduire l’incidence des possibles effets secondaires des traitements est un objectif couramment mis en œuvre au cours des deux dernières décennies. Les règles de bonnes pratiques conduisent à ne pas dépasser une dose cumulée définie pour les médicaments comme la doxorubicine et pour la radiothérapie à proximité du cœur. Les progrès et les modalités de la radiothérapie contribuent également à réduire les risques. Une surveillance prolongée permet de dépister une possible atteinte précoce et d’éviter sa progression vers un trouble plus grave et une insuffisance cardiaque.
La surveillance cardiaque s’adresse aux patients ayant reçu une chimiothérapie comportant la doxorubicine (protocoles ABVD, BEACOPP, CHOP) et/ou une radiothérapie au niveau du thorax à proximité du cœur, ainsi que d’autres thérapeutiques ciblées. Les patients traités dans l’enfance pour un cancer représentent un groupe de risque pour lequel des recommandations de suivi à long-terme sont définies.
L’examen clinique cardiovasculaire et l’échographie du cœur restent la référence pour l’évaluation des patients dans la pratique courante.
Le dosage des biomarqueurs cardiaques n’est pas recommandé pour la surveillance à long terme après traitement.
Une évaluation dans l’année suivant l’arrêt du traitement est recommandée
Après radiothérapie au niveau du thorax à proximité du cœur un examen cardiovasculaire est recommandé, 5 ans suivant l’irradiation chez un patient dont l’examen initial a prédit un risque, et 10 ans dans le cas contraire.
La surveillance doit être renouvelée à intervalle de 5 à 10 ans, selon le risque du patient.
Publié le 21 février 2016 – Mis à jour le 14 février 2020